A la recherche du Dahut

Cet article a été publié le par Ama Sculpteur.

Le Dahut, mythe ou réalité ?!

Depuis bientôt 50 ans que je me balade en montagne, j'ai partagé ma route avec bon nombre de bébètes
mais point de Dahut.
Mister Dahut est bien craintif et sa rareté en fait une prise de choix pour les collectionneurs en tous genres!
Les premières gravures ont été trouvées... gravées !
et les dernières photos de cet animal datent de l’an Pépin avant Jésus – Christ
et depuis plus rien, ou peut-être à la Saint Glin-Glin.

Un peu de biologie :
Le dahut se déplace toujours à flanc de montagne.
Le mâle a les pattes "amont" plus courtes que les pattes "aval", c’est l’inverse pour les femelles,
ce qui ne facilite pas le déplacement, ni la reproduction, vous en conviendrez.

Le Dahut va toujours de l’avant... c'est un fonceur !
mais surtout faire demi-tour reviendrait pour lui à se casser la gueule.
Donc, selon les résultats des dernières études scientifiques menées tambour battant
par le Professeur Tournesol le seul moyen de le chasser est d’arriver dans son dos,
de le siffler, surpris il se retourne, et hop, il roule en bas de la pente,
ne reste plus qu’à aller le cueillir avant qu’il ne se relève. Facile.
Sauf que… on ne trouve plus trace de Dahut.

Donc, par un bel après-midi ensoleillé, me voilà partie sur les chemins de mon pays !
Direction le Pic de Chamatte, montagne aux flancs escarpés biotope idéal du Dahut.

Armée de mon sac à dos, d’un couteau, de mon appareil photo, d’une gourde d’eau me voici sur le chemin.
C’est une journée lourde de brume de chaleur. Même les oiseaux se taisent.
Je marche sans faire de bruit, l’oeil aux aguets, les narines ouvertes,
l’oreille attentive ( je garde l’autre pour plus tard! )…

Mes pas se posent précautionneusement sur le chemin… surtout ne pas faire de bruit.
Un petit vent se lève. Sauvée, je suis sous le vent, le Dahut s’il est là ne me sentira pas.
Un lièvre se laisse surprendre et déboule à 2 mètres de moi…
ça me réconforte, moi aussi je peux être discrète...

Je vais faire une petite halte à cette cabane de chasse un peu plus haut…
remettre de l’eau fraîche dans ma gourde et écouter le silence.

J’ai repris mes recherches,
j'ai marché, j’ai arpenté, j'ai patienté, j’ai escaladé… je ne l’ai pas trouvé.

Je m’en suis retournée en remerciant Monsieur Dahut de laisser encore planer le doute.
Merci Monsieur Dahut pour cette belle balade et à bientôt sur les chemins.

Et puis, j’ai quand même fait une belle rencontre avec Monsieur Brocard son jeune cousin,

à bientôt pour de nouvelles aventures !


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