l'Art épicier ou le bon beurre


Cet article a été publié le par association Chez.XYZ.

Catégorie : Textes

Made par vous, Made in France

Quatre vingt mille euros pour une boite de sardines vide,
exposée dans un Musée National,
au titre du nécessaire rappel à l'ordre -artistique- sur la marche du monde,
cela vous inspire quoi ?
Rien, sinon que celles et ceux qui mènent le monde et le pays ont un sens des valeurs
fort difficile à enseigner à des enfants !
De nombreux parents, offusqués pourtant par une telle vulgarité,
se sont tout à coup réveillés artistes,
... "et pourquoi pas moi ?!"

Nous avons donc droit depuis quelques années, et ce grâce à internet,
à des milliers ou des millions de personnages tous plus humanistes les uns que les autres,
et au sens civique outragé (!)
qui ont pourtant acheté leur carte d'artiste.
Un formulaire au service des impôts certifiant le talent, c'est super chouette !

Le seul soucis, c'est que le marché de l'art et ses 80 000 euros la boite de sardines vide,
ça n'a de sens qu'auprès d'une clientèle particulière.
Celle qui tente, par l'investissement en oeuvres d'art, d'échapper à l'impôt sur la fortune.
Un club très privé !

Club inaccessible aux millions de "petites mains", artistes de quartiers ou de villages.

Mais, tous ces nouveaux artistes ont fini quand-même par se faire remarquer.
Pas par des clients amateurs d'art potentiels, non.
Mais par le service des impôts,
le service de l'Urssaf soutenu par la Maison des artistes,
et par les grosses plateformes de mise en vente sur internet.

Une "plateforme de mise en vente" mais qu'est-ce donc ?
Et bien ce sont des partenaires du "Club Privé" dont nous parlions plus haut,
ceux qui vendent des boites vides,
mais qui ont eux un savoir immense sur le fonctionnement d'internet
et vendent aux artistes des sites web, des boutiques en ligne...

Une armée d'esclaves fabricants des trucs et de machins,
en espérant à la fortune,
voilà ce que sont aujourd'hui les artistes et artisans de France !

Mais la fortune va aux grosses entreprises internet,
qui sont d'ailleurs souvent cotées en bourse,
et vendues à l'étranger sous le label "certifié de France" ou autre slogan à la mode.

En clair et en résumé encore, et en français dans le texte "ça fait mal par où ça passe".

A vous de savoir maintenant si une solution existe,
entre la pommade ou la guérison !

L'association Chez.xyz vous conseille: Le Panier Culturel

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